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Comité de Côte d'Or de la Ligue contre le cancer 38 bis rue de Tivoli - BP40750 - 21007 Dijon cedex
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DEPISTAGE DU CANCER DU COL UTERIN
RESUME En
France, le cancer du col de l'utérus se situe au 10ème rang des cancers féminins. Moins
fréquent que le cancer du corps utérin, on recense tout de même 3.070
nouveaux cas par an soit 7,1 femmes pour 100.000 (*). Son taux d’incidence
annuel a diminué de 2,9 % entre 1980 et 2005. La
mortalité affecte 1.070 femmes chaque année soit 1,9/100.000 (*), mais ici
encore on relève une baisse du taux d’évolution annuel de 4 % entre 1980
et 2005 qui se poursuit encore entre 2000 et 2005, avec une diminution
annuelle de 3,2 %. Le
cancer du col de l’utérus est l’un de ceux pour lesquels il y a eu les
plus grandes avancées au cours des 20 dernières années. On constate on
effet : -
qu’il existe un test de dépistage, simple, non douloureux, efficace : le
frottis cervico-utérin. - que
ce test permet également de reconnaître les états précurseurs du cancer du
col utérin. Ces maladies, appelées dysplasies (ou lésions intra-épithéliales
de bas grade ou de haut grade) précèdent le plus souvent le cancer de 10 à
15 ans. Leur traitement permet d’éviter leur transformation en cancer
invasif du col utérin. L’infection
par le virus du papillome humain (HPV : Human Papilloma Virus) représente
le principal facteur de risque du cancer du col de l'utérus. La contamination
s'effectue à l'occasion de rapports sexuels même protégés.
Elle est très fréquente puisqu'on estime que 20 - 50 % des personnes
seront infectées. Il
n’existe pas de dépistage organisé du cancer du col utérin. Par contre,
chaque femme doit avoir le souci de se soumettre régulièrement à un dépistage
individuel. Il repose sur la pratique régulière d'un frottis qui, en prélevant
des cellules du col, permet leur analyse au microscope. L'examen direct du col
(colposcopie) permet également de mettre directement en évidence des lésions
suspectes. Mais seule l'analyse de ces lésions après biopsie permet
d'affirmer le diagnostic en constatant la présence de cellules cancéreuses. Le
papillomavirus humain est présent dans 99,7 % des cancers du col utérin . Connaissant
aujourd’hui le rôle cancérigène de ces virus à l’origine descondylomes
et lésions dysplasiques du col (pas seulement inflammatoires), il est
maintenant conseillé et licite de proposer une vaccination aux jeunes
adolescentes et jeunes filles, afin de les protéger de la survenue de ces lésions
et par la même de la survenue d’un cancer du col utérin. Mais cette prévention
vaccinale ne doit pas faire supprimer la pratique du dépistage régulier par
le frottis cervico-vaginal. (*)
Taux standardisé selon la structure d’âge de la population mondiale et
exprimé pour 100.000 personnes-années
Qu’appelle-t-on
appareil génital féminin ? Un
certain nombre d’organes sont réunis sous le terme général d’appareil génital
: - la
vulve et le vagin. -
l’utérus qui est un muscle creux, à parois épaisses. Il est divisé en
deux parties: •
une partie basse que l’on peut atteindre au fond du vagin : c’est le col
de l’utérus ;, •
une partie plus haute : c’est le corps de l’utérus, organe à forte
musculature qui augmente de volume de façon considérable pendant la
grossesse puisque c’est dans l’utérus que l’embryon puis le fœtus vont
se développer. Il se prolonge, de chaque côté, à sa partie supérieure,
par les trompes sur lesquelles se greffent les ovaires. -
les ovaires qui sont deux glandes profondément situées dans la cavité
pelvienne. L’ovaire a deux fonctions: sécréter les hormones et
“pondre" l’ovule qui sera acheminé dans l’utérus par l’intermédiaire
des trompes.
Quels
sont les cancers de l’appareil génital féminin ? Les
tumeurs sont relativement rares au niveau de la vulve, du vagin et de la
trompe ; par contre, elles sont assez fréquentes sur : - le
col utérin (environ 3.070 nouveaux cas et 1.070 décès par an en France
(chiffres 2005) ; - le
corps utérin (5.770 nouveaux cas par an et 1.800 décès) ; - les
ovaires (4.375 nouveaux cas annuels et 3.180 décès). Le
cancer du col de l’utérus Le col
de l'utérus constitue la partie inférieure de l'utérus et communique avec
le vagin. En
France, le cancer du col de l'utérus se situe au 10ème rang des cancers féminins. Moins
fréquent que le cancer du corps utérin, on recense tout de même 3.070
nouveaux cas par an soit 7,1 femmes pour 100.000 (*). Son taux d’incidence
annuel a diminué de 2,9 % entre 1980 et 2005. La
mortalité affecte 1.070 femmes chaque année soit 1,9/100.000 (*), mais ici
encore on relève une baisse du taux d’évolution annuel de 4 % entre 1980
et 2005 qui se poursuit encore entre 2000 et 2005, avec une diminution de 3,2
% par an. Le
cancer du col de l’utérus est l’un de ceux pour lesquels il y a eu les
plus grandes avancées au cours des 20 dernières années. On constate on
effet : -
qu’il existe un test de dépistage, simple, non douloureux, efficace : le
frottis cervico-utérin - que
ce test permet également de reconnaître les états précurseurs du cancer du
col utérin. Ces maladies, appelées dysplasies (ou lésions intra-épithéliales
de bas grade ou de haut grade) précèdent le plus souvent le cancer de 10 à
15 ans. Leur traitement permet d’éviter leur transformation en cancer
invasif du col utérin. Aussi
en France, comme dans de nombreux autres pays européens, on enregistre depuis
plus de 20 ans, grâce aux frottis cervico-utérins de dépistage, une
importante diminution de la fréquence de ce cancer. (*)
Taux standardisé selon la structure d’âge de la population mondiale et
exprimé pour 100.000 personnes-années Diagnostic La
tumeur siège, le plus souvent, sur la partie du col qui fait saillie dans le
vagin. Il s’agit de la partie directement accessible par le toucher vaginal
et visible à l’inspection directe après la mise en place d’un écarteur
vaginal (spéculum). Parfois,
la tumeur siège à l’intérieur du col dans le canal qui relie le col à la
cavité utérine proprement dite (endocol). Cette localisation à l’intérieur
du col, moins accessible, peut entraîner un retard dans le diagnostic. Enfin,
quelquefois. le cancer peut se développer sur un moignon de col laissé en
place après une ablation partielle de l’utérus pratiquée quelques années
auparavant (par exemple une hystérectomie sub-totale pour fibrome). Ces
patientes doivent donc aussi bénéficier du dépistage exactement dans les mêmes
conditions que les personnes non opérées.
Il faut
distinguer deux situations différentes: 1 -
Le cancer du col découvert en l’absence de signe d’alerte C’est
celui qui est dépisté par un examen gynécologique systématique. C’est
dire l’importance du rôle du médecin traitant ou du gynécologue, cet
examen pouvant être pratiqué dans le cadre de consultations gynécologique
ou de médecine générale. Le frottis cervico-utérin est l’examen le plus
important pour dépister un cancer du col ou les états précurseurs de ce
cancer. Le recueil des cellules au niveau du vagin et du col de l’utérus se
fait grâce à une petite spatule en bois ou à une brossette. Cet examen,
absolument indolore, est pratiqué après la simple mise en place d’un spéculum.
Après étalement des prélèvements sur une lame de verre, on peut analyser
l’échantillon (examen cytologique) et connaître la nature des cellules
recueillies par le frottis.
Cellules
normales
Cellules cancéreuses Une
classification internationale a été établie, appelée du nom anglais
cervical intra-epithelial neoplasia” (CIN) CIN I. CIN Il, CIN III. Si le
frottis signale des anomalies, le diagnostic doit être confirmé par un
examen histologique fait sur une biopsie (prélèvement indolore à la pince
d’un fragment de tissu). Le repérage précis du siège du prélèvement est
aidé par un examen à la loupe binoculaire, appelé colposcopie. C’est grâce
au frottis cervico-utérin que l’on découvre de plus en plus de lésions pré-cancéreuses
ou de cancers à un stade intra-épithélial, ce qui entraîne bien entendu
une diminution des cancers découverts à un stade invasif. Cependant
il y a encore une lacune importante dans le dépistage des cancers du col utérin.
En effet 6 millions de frottis environ sont réalisés chaque année. Ceci
permettrait en théorie d’assurer un dépistage efficace. Malheureusement on
constate une répartition inégalitaire de la réalisation de ces frottis avec
parfois une répétition annuelle de l’examen chez des personnes à faible
risque, alors que des populations à risque plus élevé ne sont pas
sensibilisées à la nécessité de la surveillance gynécologique. Il est
également regrettable que la pratique du frottis cervico-utérin soit
abandonnée le plus souvent après l’âge de 50 ans, alors que le risque de
cancer du col utérin augmente après cet âge. Ainsi, on estime que 60 %
seulement des femmes qui devraient bénéficier de frottis cervico-utérins réguliers
se soumettent à cet examen de dépistage. Il est important de sensibiliser
les 40 % restants.
Age
des femmes pratiquant des frottis cervico-utérins (Source : Fédération
des Crisap) 2-
Le cancer révélé par des signes cliniques Ces
signes sont relativement discrets au début et se caractérisent
essentiellement par des pertes anormales. Le plus souvent, ce sont de légers
saignements de très faible quantité survenant entre les règles ou après la
ménopause. Ces petits saignements ont une grande valeur d’alarme. Ils
peuvent être provoqués par de légers traumatismes : rapports sexuels,
voyages, toilettes. Même
si ces saignements vaginaux sont de très faible abondance, ils doivent être
considérés comme un signal d’alarme et justifier systématiquement une
consultation médicale. Il est faux de parler d’hémorragie, au sens où
l’entend le grand public «saignement abondant» avec présence de caillots,
ce symptôme caractérisant des formes beaucoup plus évoluées ou une lésion
très différente, notamment un fibrome. Quelquefois,
les saignements sont remplacés par de petites pertes rosées ou brunâtres
qui doivent également alerter. La prudence doit donc faire pratiquer un
examen gynécologique pour toute perte sanglante, ou non, quelle que soit son
abondance et quel que soit l’âge de la femme (ménopausée ou non). L’examen
clinique permet un premier bilan d’extension de la tumeur. Il est parfois nécessaire
d’endormir la patiente (courte anesthésie générale) pour faire au mieux
cette évaluation. Ce bilan clinique est complété par différent examens
radiologiques. On détermine
ainsi le stade clinique d’extension de la maladie. Ce stade déterminera le
traitement à proposer : au
stade I, le cancer est strictement limité au col ; au
stade Il, il déborde sur la partie avoisinante, du vagin et/ou infiltre
partiellement le tissu qui entoure normalement l’utérus (les paramètres) ;
au
stade III, atteinte de plus des 2/3 du vagin et/ou du tissu péri-utérin
jusqu'à la paroi ; au
stade IV, il commence à infiltrer les organes voisins (vessie en avant rectum
en arrière) et/ou en dehors du bassin et/ou métastase à distance.
L’état
qui précède le cancer infiltrant porte aussi le nom de cancer intra-épithélial,
ou de cancer in situ, ou encore de “stade O". A ce stade, les
cellules cancéreuses sont strictement limitées à leur lieu de naissance et
n’ont pas franchi la frontière (membrane basale) qui les sépare des tissus
voisins. Il s’agit donc d’un cancer strictement local. Le passage au stade
de cancer invasif peut se faire après plusieurs années. On dispose donc
souvent d’un temps assez long pour dépister et pour traiter cet état en prévenant
ainsi la phase invasive, destructrice et susceptible d’essaimer à distance
(métastases). Les
facteurs de risque L’infection
par le virus du papillome humain (HPV : Human Papilloma Virus) représente le
principal facteur de risque du cancer du col de l'utérus. Il en existe de
nombreux types. La contamination s'effectue à l'occasion de rapports sexuels
même protégés. Elle est très fréquente puisqu'on estime que 20-50 % des
personnes qui ont une activité sexuelle seront en contact avec le virus. Dans
l'extrême majorité des cas, le système immunitaire parvient à contrôler
spontanément l'infection virale et à l'éliminer. Seules 1 à 2 % des
femmes contaminées par le virus vont développer un cancer du col de l'utérus. Des
premiers rapports sexuels à un âge précoce, et plus encore la multiplicité
des partenaires, favorisent la contamination par ce virus. L’infection
virale du col utérin provoque fréquemment chez les femmes des lésions bénignes,
les condylomes, mais favorise aussi l’apparition de lésions dysplasiques
susceptibles de devenir cancéreuses. Ceci a fait écrire à tort que le
cancer du col utérin pouvait être considéré comme une maladie sexuellement
transmissible laissant supposer que les femmes qui en étaient atteintes étaient
contagieuses, ce qui est bien évidemment faux. En réalité, ce qui est
contagieux, c’est l’infection virale par le HPV. Les hommes sont souvent
porteurs “sains”, c’est-à-dire que le virus ne provoque aucune lésion
chez eux mais qu’ils le transmettent à leur(s) partenaire(s) sexuelle(s)
par contact de peau à peau lors des préliminaires. Pour mémoire,
rappelons les facteurs favorisant la cancérogénèse que sont le tabagisme et
l’infection par le VIH (virus de l’immmunodéficience humaine, responsable
du SIDA) : les femmes infectées par ce virus ont un risque accru non
seulement de développer un cancer du col de l’utérus mais d’avoir un
cancer plus agressif. Le dépistage
Il n’existe pas de dépistage organisé du cancer du col utérin. Par contre, chaque femme doit avoir le souci de se soumettre régulièrement à un dépistage individuel. Il repose sur la pratique régulière d'un frottis qui, en prélevant des cellules du col, permet leur analyse au microscope. L'examen direct du col (colposcopie) permet également de mettre directement en évidence des lésions suspectes. Mais seule l'analyse de ces lésions après biopsie permet d'affirmer le diagnostic en constatant la présence de cellules cancéreuses.
Le
frottis cervico-vaginal est pris en charge par l’Assurance Maladie.. Il peut
être réalisé lors d’une consultation chez un médecin généraliste ou un
gynécologue : dans un centre d’examens de santé de l’Assurance Maladie,
dans les centres mutualistes, ou dans un laboratoire sur prescription médicale. Actuellement,
le frottis cervico-vaginal est le seul test pour lequel les études montrent
que sa réalisation à un niveau de couverture suffisant dans une population
entraîne une baisse très importante de l’incidence des cancers invasifs du
col de l’utérus. Concernant
la détection d’une infection à HPV, les résultats dans le dépistage
primaire suggèrent que le test HPV est plus sensible que la cytologie (moins
de faux négatif), et que la spécificité chez les femmes de plus de 35-40
ans serait presque comparable (10% de faux positif). Pour les femmes plus
jeunes, la spécificité est nettement inférieure. La balance coût/efficacité
du test HPV en comparaison avec celle du frottis pour le dépistage primaire
reste encore à préciser Il est actuellement recommandé de ne faire la recherche d’HPV que chez les femmes classées ASCUS ou AGUS par le frottis, ce qui permet en cas de HPV négatif d’éviter examens et traitements inutiles.
La
prévention du cancer du col utérin Le
papillomavirus humain est présent dans 99,7 % des cancers du col utérin
La vaccination, prévenant les lésions virales, constitue donc une prévention
primaire des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses Connaissant
aujourd’hui le rôle cancérigène de ces virus à l’origine des
condylomes et dysplasies du col, il est maintenant conseillé et
licite de proposer une vaccination aux jeunes adolescentes et jeunes filles,
afin de les protéger de la survenue de ces lésions et par la même de la
survenue d’un cancer du col utérin. C’est
pourquoi, le Comité technique des vaccinations préconise les règles
suivantes :
Avis
du Comité Technique des vaccinations -
Vaccination des jeunes filles de 14 ans avant l’exposition au virus -
Vaccination des jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rapports
sexuels ou au plus tard dans l’année suivant le début de la vie sexuelle Cette
vaccination coûteuse, remboursée à 65 % par la Caisse de Sécurité
Sociale, consiste en 3 injections à 0, 3 et 6 mois d’un vaccin (Gardasil®
ou Cervarix®). Un rappel vaccinal à 1 an n’est pas justifié à ce jour.
Cette vaccination doit intervenir avant les premiers rapports sexuels, donc
avant un contact éventuel avec le virus. Il
convient d’insister sur le fait que LA VACCINATION NE SUPPRIME PAS LE
DEPISTAGE du cancer du col utérin.
CONCLUSIONS La
lutte contre le cancer du col utérin est exemplaire. On note en effet des
progrès dans le dépistage et le traitement. Il est toutefois important
d'assurer une bonne information du public, notamment sur le dépistage par
frottis cervico-utérins car cet examen n'est pas encore suffisamment généralisé,
surtout dans les populations rurales ou chez les personnes vivant de manière
précaire. Ce
cancer, dont l'origine virale est la plus fréquente, bénéficiera sans nul
doute d'une prévention par des vaccinations contre les virus qui en sont la
cause, mais cette prévention vaccinale ne doit pas faire supprimer la
pratique d’un dépistage régulier par les techniques habituelles.
Sources
: - Ligue Nationale contre le cancer - Institut National du CAncer - Fédération
Nationale des Observatoires Régionaux de Santé Validation
:05/2008 : Groupe Dépistage de la Ligue Nationale contre le cancer :
Mmes Drs Faivre, Sancho-Garnier, Weil – MM. Drs Arnal, Bastien, Catanzano,
Dancourt, Hirsch, Janser, Mme Le Cain, M. Delaunay.
Pour en savoir plus
Information - Prévention : Dépistage des cancers Direction Générale de la Santé - Avis du Comité Technique des vaccinations
COMMUNIQUE
Gardasil®,
Télécharger la Brochure Gardasil
le
vaccin indiqué dans la prévention du cancer du col de l'utérus obtient une
Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) dans l'Union Européenne Lyon,
le 22 septembre, 2006 – Le premier vaccin indiqué dans la prévention du
cancer du col de l’utérus, les lésions précancéreuses du col de l'utérus
et de la vulve et les verrues génitales vient de recevoir une autorisation
européenne de mise sur le marché. Pour prévenir le cancer du col de l’utérus
et d’autres maladies associées aux papillomavirus humains avant et au-delà
du seul cancer du col de l'utérus, Gardasil® cible les quatre types de virus
6,11,16,18, responsables de la majorité des maladies génitales associées aux
papillomavirus humains. Gardasil® est le seul vaccin papillomavirus humain à
cibler ces quatre types de virus. Lors
des essais cliniques, qui ont porté sur plus de 25 000 femmes, Gardasil®
a permis de prévenir jusqu’à 100% des cas de cancers du col de l'utérus,
des lésions précancéreuses et potentiellement précancéreuses du col de l'utérus,
des lésions précancéreuses de la vulve et du vagin et des verrues génitales
dus aux papillomavirus de types 6, 11, 16 et 18. Une efficacité élevée et
soutenue a été observée avec un suivi sur cinq ans. Des données préliminaires
de laboratoire de neutralisation croisée suggèrent que la vaccination avec
Gardasil® pourrait également prévenir les infections à papillomavirus
humains de types 31 et 45, qui ne sont pas directement ciblés par le vaccin. Malgré
le dépistage des lésions précoces,le cancer du col de l’utérus reste, en
France, la seconde cause de mortalité par cancer (après le cancer du sein)
chez les femmes jeunes (15-44 ans). Chaque année en France, le cancer invasif
du col est diagnostiqué chez près de 3400 femmes et plus de 1000 en meurent,
soit l’équivalent de 3 décès par jour. Des lésions précancéreuses du col
de l’utérus, de la vulve ou du vagin sont diagnostiquées chez des centaines
de milliers de femmes chaque année en Europe. Les verrues génitales représentent,
en France comme en Europe, un problème de plus en plus important. Le Professeur
Margaret Stanley, de l’Université de Cambridge en Grande-Bretagne a déclaré :
« L’arrivée de Gardasil® est une excellente nouvelle. A terme, la
vaccination contre le papillomavirus humain va permettre d'éviter à un grand
nombre de femmes d'être victimes du cancer du col de l'utérus.. Mais elle va
permettre également à plus court terme de prévenir un nombre substantiel de lésions
précancéreuses et potentiellement précancéreuses du col de l’utérus. Il
suffit d’imaginer le nombre de femmes qui pourront ainsi éviter l'annonce
d'un frottis anormal, ou encore éviter de se soumettre à un suivi médical
ou de subir une mutilation chirurgicale. En ciblant les quatre types de virus,
6, 11, 16 et 18, on renforce encore ce bénéfice précoce. En effet, on va
pouvoir réduire le nombre de femmes qui auront à subir l’ablation mutilante
de lésions précancéreuses de la vulve. En prévenant la majorité des verrues
génitales, qui représentent un poids important pour les patientes et pèsent
également sur le système de santé, on va pouvoir encore augmenter ce bénéfice
à court terme. » Le papillomavirus
humain est très courant ; on estime que 70% des personnes sexuellement
actives pourraient être exposées à ce virus au cours de leur vie, le plus
souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Les papillomavirus
humains de types 6, 11, 16 et 18 sont, selon les estimations, responsables à
eux quatre de 75% des cas de cancers du col de l'utérus,
70% des lésions précancéreuses et 50% des lésions potentiellement précancéreuses
du col de l’utérus, 80% des lésions précancéreuses de la vulve et du vagin
et 90% des verrues génitales en Europe. "Il n’a fallu
que 9 mois pour obtenir l’homologation de Gardasil®; et c’est pour nous la
preuve de l’intérêt du vaccin pour la santé des femmes et de la force des résultats
des essais cliniques sur lesquels repose le dossier de demande
d’enregistrement. Les études montrent que les femmes comme les médecins
comprennent et reconnaissent le bénéfice d’un vaccin contre les quatre types
de papillomavirus humain capable de prévenir le cancer du col de l’utérus,
mais aussi d'autres maladies associées au papillomavirus humain, bien avant et
au-delà du seul cancer du col de l'utérus. Encouragés par les excellents
commentaires des experts, nous allons maintenant faire tout notre possible pour
que Gardasil® soit disponible dans toute l’Europe le plus tôt possible »
a déclaré Didier Hoch, Président de Sanofi Pasteur MSD. Gardasil (Vaccin
Papillomavirus Humain [Types 6, 11, 16, 18] recombinant, adsorbé) est un vaccin
pour la prévention des cancers du col de l'utérus, des dysplasies de haut
grade du col de l'utérus (CIN 2/3), des dysplasies de haut grade de la vulve
(VIN 2/3) et des verrues génitales externes (condylomes acuminés) dus aux
Papillomavirus Humains (HPV) de types 6, 11, 16 et 18. L'indication
est fondée sur la démonstration de l'efficacité de Gardasil chez les femmes
adultes de 16 à 26 ans et sur la démonstration de l'immunogénicité de
Gardasil chez les enfants et adolescents de 9 à 15 ans. Autres
maladies associées aux papillomavirus humains avant
et au-delà du seul cancer du col de l'utérus
Dans
les stades précoces, il existe des lésions potentiellement précancéreuses
(de bas grade, CIN1). Ces lésions donnent des résultats anormaux lors de
frottis et nécessitent un suivi médical pour surveiller leur évolution et
savoir si elles régressent ou au contraire progressent en lésions cervicales
précancéreuses (lésions de haut grade ou CIN2/3). Une fois le stade précancéreux
atteint, il est nécessaire de procéder à l’ablation chirurgicale de la lésion,
pour éviter son évolution vers un cancer. Certaines femmes peuvent être
anxieuses à l'idée de réaliser un frottis de dépistage ; elles peuvent
trouver cela douloureux ou embarrassant. L’attente des résultats peut également
être source d'anxiété ; l’annonce de résultats anormaux ou la nécessité
de refaire un frottis pour préciser un diagnostic contribue encore à augmenter
ce stress. En Europe, on estime à 554 000 le nombre annuel de nouveaux cas
de CIN113, et à 163 000 le nombre annuel de nouveaux cas de CIN2/315,22
associés aux papillomavirus humains. Avant
et au delà du seul cancer du col de l'utérus, les femmes peuvent également
souffrir de lésions génitales externes telles que les lésions vulvaires et
vaginales, les verrues génitales et les lésions précancéreuses de la vulve
(lésions de haut grade ou VIN 2/3) et du vagin (lésions de haut grade ou VaIN
2/3) 18
. L’ablation chirurgicale, qui peut être nécessaire pour éviter la
progression possible vers un cancer, peut avoir de lourdes conséquences pour
ces femmes. En Europe, on estime à 30 000 le nombre annuel de nouveaux cas
de VIN2/3 et de VaIN2/316,17 associés aux papillomavirus humains. Les
verrues génitales peuvent être source d’anxiété et avoir des répercussions
sur les relations intimes. Les traitements actuellement disponibles sont
douloureux, et les taux de récidive élevés puisque l’infection peut
persister en dépit de l’ablation de la lésion. On estime à 250 000 le
nombre annuel de nouveaux cas de verrues génitales liés aux papillomavirus
humains chez les femmes en Europe. Ce
sont surtout les types 6, 11, 16 et 18 qui menacent la santé des femmes On
estime que les papillomavirus humains de types 16 et 18 sont à eux deux
responsables chaque année de 25 000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus
en Europe. On estime que les types 16 et 18 sont également responsables chaque
année en Europe de 112 000 nouveaux cas de lésions précancéreuses du
col utérin (lésions de haut grade, CIN2/3)10,14,22, et de 24 000 nouveaux
cas de lésions précancéreuses de la vulve (lésions de haut grade, VIN2/3) et
du vagin (lésions de haut grade, VaIN2/3).12,16,17,24,25,29. Les types 6 et 11
peuvent également être responsables de lésions précancéreuses de la vulve
(lésions de haut grade, VIN2/3) et du vagin (lésions de haut grade,
VaIN2/3)12. D’après les estimations, les types 6, 11, 16 et 18 sont
responsables chaque année en Europe de 280 000 cas de lésions
potentiellement précancéreuses du col utérin (lésions de bas grade,
CIN1)15,22. Ces lésions précancéreuses peuvent être source de stress pour
les femmes et nécessiter un suivi médical ou même l’ablation chirurgicale
du tissu concerné. Le dépistage ne permet pas de distinguer les lésions dues
aux types 6 et 11 généralement non oncogènes, de celles dues aux types oncogènes
16 et 18. Elles nécessitent le même suivi, avec frottis répétés,
colposcopie et biopsies. Chaque année en Europe, les papillomavirus humains de
types 6, 11, 16 et 18 sont également à l’origine de 225 000 nouveaux
cas de verrues génitales chez les femmes19,28 . Jusqu’à
100% d’efficacité avec les critères d’évaluation les plus pertinents dans
de larges études cliniques Dans
les essais cliniques, Gardasil® a montré une efficacité de 100% dans la prévention
des lésions précancéreuses du col de l'utérus (lésions de haut grade,
CIN2/3) associées aux papillomavirus humains de types 16 et 181
. Les CIN2/3 précèdent toujours le cancer du col de l'utérus et sont considérées
par les autorités réglementaires et l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS) comme l'un des critères d'évaluation d’évaluation le plus pertinent
cliniquement et le plus acceptable éthiquement pour démontrer une efficacité
en prévention du cancer du col de l'utérus. Gardasil® a également démontré
une efficacité de 100% dans la prévention des lésions précancéreuses de la
vulve (lésions de haut grade, VIN2/3)
associées aux papillomavirus humains de types 6, 11, 16 et 18. Bien
que les résultats d'efficacité dans la prévention des lésions précancéreuses
du vagin (lésions de haut grade, VaIN2/3) associées aux papillomavirus de
types 6, 11, 16 et 18 n'aient pas atteint le seuil de significativité
statistique, il est à noter qu’aucun cas n’a été observé dans le groupe
des femmes vaccinées avec Gardasil® pour 5 cas observés dans le groupe
placebo. Gardasil®
a montré une efficacité de 100% dans la prévention des lésions cervicales
potentiellement précancéreuses (lésions de bas grade, CIN1) associées aux
papillomavirus humains de types 6, 11, 16 et 18 dans l’étude Future I2, dans
laquelle les lésions cervicales de tous grades (CIN1 à CIN3) étaient un
co-critère principal d'évaluation, et une efficacité de 93,1% dans l'analyse
combinée de plusieurs études cliniques. Gardasil® a montré une efficacité
de 100% dans la prévention des verrues génitales
associées aux papillomavirus humains de types 6, 11, 16 et 18 dans l’étude
Future I, dans laquelle les lésions génitales externes étaient un co-critère
principal d'évaluation, et une efficacité de 98,9% dans l’analyse combinée
de plusieurs études cliniques. Le
programme de développement clinique de phases II et III de Gardasil® repose
sur des études incluant ~30,000 femmes dans 33 pays à travers le monde.
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