Des chercheurs de l’Université de Bourgogne (Inserm UMR 866, Dijon), soutenus par les Comités du Grand-Est de la Ligue dont le Comité Côte d’Or, ont précisé certains mécanismes à l’origine de l’activité anti-cancéreuse du DHA, un acide gras de la famille des oméga-3 :

Ces résultats inédits ont été publiés dans la revue Oncogene*.

Les oméga-3 sont des acides gras retrouvés en quantité importante dans la chair des poissons gras (saumon, maquereau, sardine,…). Des études épidémiologiques et cliniques ont déjà montré que la consommation de ces nutriments pouvait avoir un impact positif sur la prévention et le traitement du cancer colorectal et d’autres tumeurs. Ces effets sont notamment dus à la capacité des oméga-3 à réduire l’inflammation, connue pour être propice au développement tumoral.

Les recherches de l’équipe dijonnaise permettent de mieux comprendre comment un oméga-3 particulier, le DHA, agit sur les  cellules cancéreuses. Conduits sur des cellules de cancer colorectal en culture et chez l’animal, ces travaux ont montré que le DHA induit l’augmentation de la production par les cellules cancéreuses d’une protéine clé du processus inflammatoire, le TNFα. Or, dans ce contexte particulier, le TNFα secrété par les cellules cancéreuses agit en retour sur celles-ci et favorise leur mort, limitant ainsi la croissance tumorale. Ces résultats constituent une avancée remarquable dans la compréhension des propriétés anticancéreuses des oméga-3.

*A. Fluckiger, A. Dumont, V. Derangère et al., Oncogene, 1-12. Publié en ligne le 08 février 2016.

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Pr Norbert Latruffe
Professeur émérite à l’Université de Bourgogne
et depuis 2013 chercheur bénévole au laboratoire de Biochimie.