Selon une infographie publiée le 28 novembre 2019 par la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques du Ministère de la santé (Dresse), on estime que plus de 4 millions de personnes aident au quotidien un proche âgé.  On évalue  que 3,9 millions de personnes assistent une personne de plus de 60 ans vivant chez elle et que 720 000 personnes veillent sur des seniors résidant en EHPAD.

Le profil de ces proches aidants ?

Ce sont le plus souvent les enfants de ces seniors (53 %) qui s’occupent de leurs vieux parents et 8 % d’entre eux cohabitent même avec eux. Ces aidants résident dans la majorité des cas à moins de 40 minutes du domicile de la personne accompagnée. Plus d’un quart des aidants assistent par ailleurs leurs propres conjoints. Les autres aidants sont des proches du cercle familial (12%)  ou des proches hors familles (7 %). Dans six cas sur 10, les aidants sont des femmes.

La situation professionnelle des proches aidants ?

Un aidant sur deux est un retraité. Seuls 37 %, occupent un emploi. Les autres sont au chômage ou inactifs pour cause d’invalidité. La moyenne d’âge d’un aidant est de 51 ans en moyenne. Quand l’aidant cohabite avec son parent aidé, ce dernier à 73 ans en moyenne.

Qu’attend-on de l’aide du proche aidant ?

Ces personnes déclarent à 87 % effectuer des actes de la vie quotidienne, comme le ménage, les courses ou encore les repas. Près de 8 sur 10 apportent un soutien moral, mais très peu une aide financière ou matérielle.

Les femmes sont sollicitées le plus souvent pour les tâches ménagères, la gestion administrative, la toilette et l’habillement. Les hommes déclarent le plus souvent apporter une aide au bricolage.

Les proches aidants d’un senior en EHPAD participent également au quotidien de la personne âgée aidée. Parmi eux, 86 % effectuent aussi des actes de la vie quotidienne et plus du quart apportent un soutien financier.

Les conséquences sur la vie quotidienne des proches aidants ?

Près de la moitié de ces aidants (47 %) déclare au moins une conséquence négative sur leur santé physique ou leur moral. Ces conséquences touchent plus les conjoints (64 %) que les enfants cohabitant avec l’ancien (45 %). Elles affectent plus les conjointes (73 %) que les conjoints (54 %)

En conclusion, il ressort de cette étude qu’une attention toute particulière et que des soutiens doivent être apportés à ses proches aidants. Ils vont faciliter la vieillesse et le suivi de ces personnes âgées, en leur apportant par leur présence régulière et fidèle une meilleure fin de vie. N’oublions pas non plus que cette confiance et que cet amour quotidien attentif  pour les anciens sont des aides financières indirectes non négligeables apportées à la société pour l’aide aux malades.

Sources: Le quotidien du médecin, jeudi 5 décembre 2019, N° 9793, page 6

Dr Henri BASTIEN, Cancérologue, ancien Président du Comité de Côte d’Or.