Le cancer colorectal représente en fréquence, le troisième cancer chez l’homme et le deuxième chez la femme. En France, on estime l’incidence à 43 655 nouveaux cas par an (chiffres 2018) : 23 535 cas chez l’homme (37,7/100.000 cas) et 20 120 cas chez la femme (24,5/100.000).

Sa fréquence augmente après 45 ans. Il est découvert dans 73 % des cas au niveau du côlon et de la région recto-sigmoïdienne et dans 27 % des cas dans le rectum. L’âge moyen au diagnostic est de 72 ans chez l’homme et de 75 ans chez la femme.

La mortalité représente 17 245 personnes chaque année : 9 337 hommes (15,2/100.000 ) et 7 908 femmes (8,9/100.000* ). Ce cancer est parmi les rangs de mortalité par cancers, le second chez l’homme et le troisième chez la femme : c’est dire l’importance de son dépistage précoce.

Entre 2005 et 2012, la mortalité a augmenté de 0,8 % chez l’homme et de 6 % chez la femme. Le taux français de survie relative à 5 ans est de 60%.

La majorité des cancers du côlon se développent à partir de polypes adénomateux, encore appelés adénomes. Au départ, ces adénomes de petite taille, vont grossir au fil des années et se transformer en cancer. Il faut donc chercher à détecter ces gros polypes de plus de 1 cm qui pour 25 % d’entre eux évolueront vers un cancer..

Le dépistage est basé sur la découverte de sang microscopique (non vu à l’œil nu) dans les selles. En effet, ces gros polypes et les cancers de l’intestin saignent sur un mode discret et non visible. Ce saignement microscopique pourra être repéré dans les selles par un test de laboratoire. Nous disposons aujourd’hui d’un test immunologique, automatisé, fiable et précis, de bonne sensibilité, le test OC Sensor.

C’est à partir d’un prélèvement unique de selles, à l’aide d’un écouvillon plastifié et fileté, mis dans un liquide fixateur et envoyé dans un laboratoire spécialisé, que va se faire la recherche de sang. Cet examen gratuit est conseillé aux personnes de 50 à 74 ans. Il doit être renouvelé tous les 2 ans.

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La nouvelle technique de détection immunologique de sang dans les selles est automatisée et permet de passer en série plusieurs prélèvements. Cette technique est de loin plus précise et plus sensible que les ancien tests Hémoccult® dont l’identification du sang se faisait par colorimétrie avec contrôle à la vue. Le test OC Sensor permet de retrouver 2 fois plus de cancers et 4 fois plus d’adénomes.

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La présence de sang, retrouvée dans 4,5 % des cas, oblige à pratiquer immédiatement une exploration du côlon par coloscopie pour découvrir l’origine de ce saignement. Il peut y avoir diverses causes, mais pas forcément un cancer (inflammations, polypes bénins, polypes en transformation maligne …) Il faut insister pour que cette exploration colique soit faite, afin de ne pas rester dans le doute d’un éventuel cancer débutant.

Ce test de dépistage OC-Sensor ne s’applique pas aux personnes ayant des antécédents personnels ou familiaux de lésions bénignes ou malignes de l’intestin, des maladies de Crohn ou de rectocolite hémorragique, ou encore des antécédents génétiques de polypose familiale. Seul un suivi régulier de ces personnes par des coloscopies répétées est conseillé et indispensable.

Ce programme de dépistage du cancer du côlon, généralisé en France, ouvert à toutes les personnes, hommes et femmes, de 50 à 74 ans, les fait bénéficier d’un dépistage gratuit, répété tous les 2 ansIl peut découvrir un cancer, plus précocement, amenant ainsi à un traitement moins agressif et à de meilleures chances de guérison.

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Pour en savoir plus :

Brochure du Comité : Les cancers du côlon et du rectum

Dépistage du cancer colique : Institut National du cancer

INCa : Comprendre le cancer du côlon

Livret illustré Edits Chepe : Chepe_cancer colorectal