Le Comité de Côte d’Or de la Ligue nationale contre le Cancer, anciennement Ligue Bourguignonne contre le Cancer, est l’un des plus anciennes associations françaises à avoir attiré l’attention du public sur cette affection qui prenait à l’époque une extension préoccupante du point de vue médical et psycho-sociologique.

Il fut fondé en 1921, par Georges François Leclerc, ancien Interne des Hôpitaux de Lyon et Professeur de Clinique chirurgicale à l’Ecole de médecine de Dijon. Il est reconnu d’utilité publique par décret du 29 avril 1930. Il est fédéré à ce jour, aux 103 autres comités départementaux de la Ligue Nationale contre le Cancer.

La forte personnalité de Georges François Leclerc donne une impulsion à la Ligue Bourguignonne contre le Cancer. En 1923, il en fixe déjà ses objectifs : informer le public sur la fréquence et la gravité du cancer, favoriser la prophylaxie et le dépistage, apporter assistance aux cancéreux indigents, favoriser les soins aux cancéreux à domicile, créer un centre d’études scientifiques sur le cancer avec bibliothèque et laboratoire, et enfin organiser un centre de traitement du cancer avec réserve de radium et service de radiothérapie, de façon à permettre aux cancéreux pauvres de se faire soigner comme les riches, c’est-à-dire le mieux possible et avec tous les moyens dont dispose la science actuelle.

Tous ces objectifs ont été poursuivis sous les présidences successives du Pr. P. Zipfel (Professeur d’anatomie), du Pr. Georges François Leclerc (Professeur de clinique chirurgicale), du Pr. R. Kuhn (Professeur d’anatomie pathologique), du Professeur de Girardier (Professeur de Clinique Chirurgicale), du Pr. F.Cabanne (Professeur de cancérologie), de Mr. Bernard Majoie (Président Directeur Général des laboratoires Fournier) et de Mr. Robert Perreault (Directeur de la Caisse d’Epargne de Dijon).

Par son action quotidienne, avec la collaboration fidèle de bénévoles dévoués et avec la participation financière régulière, spontanée ou sollicitée, de la population de Côte d’Or, le Comité peut aujourd’hui apporter sa contribution à la recherche contre le cancer et à l’aide aux malades pour le plus grand profit de la population du département.

Les président(e)s du Comité de Côte d’Or

  • 1921-1928     Pr. P. ZIPFEL
  • 1929-1947     Pr. G.F. LECLERC
  • 1948-1958     Pr. R. KUHN
  • 1959-1966     Pr. DE GIRARDIER
  • 1967-1970     Pr. J. DUBARD
  • 1971-1986     Pr. F. CABANNE
  • 1986-1987     M. B. MAJOIE
  • 1987-2004    M. R. PERREAULT
  • 2004-2017    Dr. H. BASTIEN
  • 2017-2019    Mme J. CHENEVOY
  • 2019-            Dr. C. LABORIER

Professeur Georges-François LECLERC
de 1929 à 1947

Le Professeur Georges-François Leclerc naît à Verdun-sur-le-Doubs, en Saône-et­Loire, le 11 décembre 1876, au sein d’une famille bourguignonne. Après de brillantes études au lycée Condorcet de Dijon, il s’inscrit à la faculté de médecine de Lyon. De retour à Dijon en 1906, il gravit peu à peu les étapes qui le conduisent aux postes de chef de service hospitalier, de professeur de clinique chirurgicale et de directeur de 1’école de médecine, de 1924 à 1945 Georges-François Leclerc apparaît comme une force de la nature, doué d’un solide bon sens de l’humain. Ouvert à toutes les sollicitations de l’esprit, notamment en musique et en littérature, il cache, sous un comportement volontiers bourru, une grande bonté et une compréhension attentive, ainsi qu’une certaine timidité.

Il forme avec l’équipe universitaire dijonnaise, toute une pléiade de médecins et de chirurgiens qui se fixent en Bourgogne ou essaiment à travers la France voire hors de ses frontières. Sa curiosité intellectuelle inépuisable, sa technique opératoire lente et précise, le conduisent à aborder la plupart des lésions tumorales. Il ne dédaigne pas non plus d’approfondir des sujets tels que les meilleurs conditions préopératoires du lavage des mains, les besoins de la transfusion sanguine ou l’anesthésie en circuit fermé. Nommé membre correspondant de l’Académie de Chirurgie et de la Société Internationale de Chirurgie, il meurt à Dijon en 1947, après une courte maladie et 41 années d’une activité débordante dans sa ville.

Pionnier de la Cancérologie en Bourgogne, il crée la Ligue_Bourguignonne contre le cancer. Sur les conseils de Claudius Regaud et de Pierre Masson, il lui assigne trois objectifs majeurs : propagande pour inciter les malades à être traités de bonne heure et convaincre que le cancer est guérissable, instauration d’un Centre d’études scientifiques du cancer, organisation d’un centre de diagnostic et de traitement du cancer. Information, recherche, traitement.. .le professeur Georges-François Leclerc pose les jalons de ce que deviendra 36 ans plus tard le Centre Régional de lutte contre le cancer. Il est donc juste que ce Centre de lutte contre le cancer de Dijon lui soit dédié.

d’après une Biographie du Pr. Ferdinand CABANNE

Professeur Ferdinand CABANNE
de 1971 à 1986

Le Professeur Ferdinand CABANNE, un des Présidents du Comité de Côte d’Or, fut un grand homme qui construisit une partie de l’histoire de la Médecine dijonnaise et de l’anatomie pathologique et de la cancérologie françaises.   Il est né le 11 Janvier 1920 à Rouvres en-Plaine près de Genlis. Après des études brillantes à Dijon, il est reçu à l’Externat des Hôpitaux de Dijon en 1941, puis à l’Internat en 1942, pour être enfin Docteur en Médecine à la Faculté de Lyon en 1944.

Sa carrière Hospitalo Universitaire est à l’image de cet homme, travailleur acharné, précis, rigoureux, exigeant pour les autres comme pour lui même :  Chef de Clinique de 1948 à 1958, Chargé de cours d’Histologie et d’Embryologie 1951-1958, Maître de Conférences Agrégé 1955, Professeur titulaire de la Chaire d’Anatomie pathologique de Dijon 1960-1975, Professeur de Carcinologie nommé en 1975. Il a beaucoup fait pour l’Université et la Faculté de Médecine de Dijon et pour la cancérologie.

Après une courte période comme médecin de campagne, il s’initie à l’histologie et à l’anatomie pathologique,  crée une école d’Anatomie Pathologique, devient Directeur de l’Ecole de Médecine et de Pharmacie de Dijon 1965-1967, construit la Faculté de Médecine dont il devient le Doyen 1967-1973, puis le Centre de Lutte contre le Cancer Georges François Leclerc dont il prendra la direction en  1958.

Entre autres responsabilités, il deviendra  Président du Conseil d’Administration de la Fondation Curie 1974-1981 et Président de la Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le Cancer 1973-1982.  Il serait bien trop long d’énumérer toutes les Sociétés Savantes auxquelles il a collaboré et tous ses nombreux travaux et publications nationales ou internationales.  On retiendra tout de même son intérêt tout particulier pour la pathologie ovarienne et testiculaire et pour ses travaux sur les sarcomes des parties molles, sa participation à la réalisation d’un code histopathologique des tumeurs, version française de la Systematized Nomenclature of  Pathology, et la réalisation d’un vaste ouvrage franco-canadien destiné aux étudiants et qui reste un des meilleures publications anatomo-pathologiques françaises.

Monsieur Robert PERREAULT
de 1987 à 2004

Robert PERREAULT est natif de Saint-Martin-en-Bresse. Il fait ses études secondaires au Lycée de Chalon-sur-Saône, puis à l’Université de de Bourgogne à Dijon et à Lyon. Diplômé d’une licence en droit, il entre dans l’administration des finances en 1951, en qualité d’inspecteur stagiaire du trésor. D’abord percepteur à Sombernon en 1958, il est reçu au concours d’inspecteur principal en 1961. En 1964, il est chargé de la mission économique auprès du trésorier payeur général de la région Bourgogne. En 1971, il devient secrétaire général adjoint à la mairie de Dijon, puis secrétaire général du district de l’agglomération dijonnaise en 1978.

En 1981, il est nommé directeur de la Caisse d’Epargne de Dijon. Ses qualités tout à la fois d’empathie et de rigueur, sont remarquées par Bernard MAJOIE, alors Président de la Ligue Bourguignonne contre le cancer , qui lui demande de prendre sa succession au Comité le 30 novembre 1987. Fort apprécié des bénévoles, il assume alors sa fonction avec précision et une large ouverture d’esprit. De même, il  apporte ses compétences dans la revue des statuts du Comité et lors des réunions nationales sur la conduite des objectifs comptables de la Ligue Nationale contre le cancer.

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Historique de la Ligue Nationale contre le cancer

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Lors de sa création, la Ligue Franco-Anglo-Américaine contre le cancer détermine ses principales missions en lien avec les besoins de l’époque, mais qui structurent encore aujourd’hui les actions de la Ligue : la recherche, l’accompagnement des personnes touchées directement ou indirectement par la maladie et la prévention.

En 1922, alors que l’Etat initie une action de lutte contre le cancer, autour de la Ligue naissent des associations en province, en premier lieu à Lyon, en Bourgogne (1921) et dans le Loir-et-Cher : ce sont les premiers Comités départementaux de la Ligue contre le cancer.

Depuis 1949 et l’institution de la première quête nationale, la Ligue contre le cancer n’a eu de cesse d’appeler aux dons afin de donner aux chercheurs les moyens de pouvoir trouver des remèdes efficaces contre cette maladie.

En 1955, la Ligue porte le nom de Ligue nationale française contre le cancer et a pour vocation de fédérer l’ensemble des associations départementales et des Comités luttant contre le cancer.En 1957, une circulaire de la Direction générale de la santé reconnait officiellement  les Comités départementaux  de la Ligue. Avec ses 103 Comités départementaux, l’association continue encore aujourd’hui à assurer une présence sur le terrain, auprès des personnes atteintes par la maladie cancéreuse et leurs proches.

En 1989, 21 des plus grandes associations caritatives françaises, parmi lesquelles la Ligue contre le cancer, rédigent une Charte de déontologie des organisations sociales et humanitaires faisant appel à la générosité du public pour affirmer leur volonté totale de transparence auprès des donateurs.

Dès 1991,  la Ligue est agréée par le Comité de la Charte, dès cette date et l’année suivante pour l’ensemble de ses Comités départementaux. Chacun des présidents départementaux signe conjointement la Charte avec le président national. Ainsi tous les membres de la Ligue s’engagent à respecter les règles éthiques de la Charte : recueil de fonds, transparence financière, affectation des subventions conformément aux statuts, contrôle de l’utilisation des ressources.

C’est au cours l’Assemblée générale ordinaire de l’association en 1992 qu’elle modifie son nom en Ligue nationale contre le cancer ; nom qu’elle porte encore aujourd’hui.

Organisés par la Ligue, les Etats généraux des malades atteints de cancer de 1998, 2000 et 2004 ont permis à l’association de se placer en relais des besoins des personnes malades et de leurs proches. L’association est reconnue comme le porte-parole des personnes malades pour exprimer leurs attentes et leurs besoins auprès des soignants et des responsables de santé.

Par ailleurs, la Ligue a largement participé à l’élaboration des Plans cancer 1 (2003-2007) et 2 (2009-2013) lancés par l’État et contribué à la mise en œuvre de leurs différentes mesures. Elle est pilote et co-pilote de mesures du second Plan Cancer.